Où trouver le Tarier des prés ?
Dans le monde
Le Tarier des prés est un oiseau migrateur. Il passe la période d’hivernage (automne-hiver) en Afrique, notamment au Sénégal, au Kenya et en République démocratique du Congo. Pendant la période de reproduction (printemps-été), il niche en Europe et dans une grande partie de l’Asie tempérée.

Présence du Tarier des prés dans le monde (source : Inventaire National du Patrimoine Naturel)

En France
Chez nous, c’est principalement dans le Massif central et les Pyrénées que le Tarier des prés a pris l’habitude de se reproduire. Il y privilégie les terres agricoles humides et les prairies d’altitude. Quelques familles de Tariers élisent également domicile dans l’ouest de la France, dans la basse vallée de la Loire et en Normandie.
Comment le reconnaître ?
Le Tarier des prés est un passereau de petite taille, pas plus grand que la mésange ou que le Moineau friquet. Vif, alerte, droit sur ses pattes, il se déplace de branche en branche avec rapidité et agilité. À la saison des amours, le Tarier mâle arbore son plus beau plumage : une poitrine ocre orangé, un grand sourcil blanc contrastant avec le brun sombre de sa tête, un dos jaunâtre tacheté de noir. Les femelles, davantage occupées à construire leur nid qu’à parader, sont plus discrètes. Elles se distinguent par un plumage moins contrasté, aux teintes plus pâles, en particulier sur la tête où le trait sourcilier est peu marqué. Le Tarier des prés se reconnaît également à son chant, alternant claquements brefs et sifflets musicaux d’une grande variété.
Bon chanteur, il possède aussi des dons d’imitateur !
De quoi se nourrit-il ?
Le Tarier des prés se nourrit principalement d’invertébrés, qu’il parvient à chasser avec habileté en vol comme au sol. Au menu : insectes, vers, chenilles, papillons, escargots et araignées !
Il lui arrive également de consommer des baies, lors de ses déplacements migratoires.
Dans quel type d’habitat vit-il ?
C’est un oiseau qui affectionne les milieux humides, sauvages ou agricoles, à la végétation basse (bruyères, genêts…). Pendant la saison de nidification, il vit surtout dans les prairies, les bocages, les landes et les marais. Pour sa période d’hivernage en Afrique, le Tarier des prés trouve refuge dans de vastes étendues de terres, cultivées ou non, telles que les savanes et les champs de manioc ou de coton.
Les dangers qui le menacent…
Bien que très fidèles à leur milieu de reproduction, les Tariers des prés nichant en France se sont raréfiés, victimes notamment des conditions météorologiques et des activités humaines. L’intensification des pratiques de labour et l’utilisation de pesticides ont contribué à l’appauvrissement des sols et à la diminution de l’entomofaune (ensemble des insectes), tandis que le réchauffement climatique a rendu la fauche des prairies de plus en plus précoce, entraînant la destruction des nichées. Portées par les associations de protection comme la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), des initiatives se mettent en place pour préserver l’habitat du Tarier des prés et favoriser sa reproduction : restauration des prairies naturelles, limitation des pesticides, création de sites protégés, suivi des populations, sensibilisation des agriculteurs…
Où peut-on rencontrer le Tarier des prés sur les aérodromes du Groupe ADP ?
Considéré comme une espèce disparue en Île-de-France où il ne niche plus, le Tarier des prés peut néanmoins être observé dans notre région au moment de la migration (mars-mai et août-octobre), notamment à Paris-Orly où il fait escale pour s’alimenter et reprendre des forces !
Si le Tarier des prés évolue essentiellement en solitaire ou en duo au début du printemps, il n’est pas rare de l’apercevoir en petit groupe après la saison de reproduction, chassant les insectes dans nos prairies en compagnie du Tarier pâtre (espèce proche, présente toute l’année sur l’aérodrome).
Jusqu’au XIXe siècle, le Tarier des prés était encore un nicheur commun en Île-de-France, puis, à l’image de l’ensemble des
espèces de milieux agricoles, les populations ont chuté drastiquement, allant jusqu’à disparaître dans son cas.
L’aéroport Paris-Orly abrite aujourd’hui un milieu qui pourrait être favorable à sa reproduction. Sous l’impulsion de la LPO, nous surveillons avec attention cette espèce en période de migration prénuptiale, afin de détecter l’installation potentielle de couples.
Le Tarier des prés a été identifié au nord et au sud de Paris-Orly, notamment en bout de piste ouest près de la commune de Chilly-Mazarin.
Les prairies de l’aéroport sont gérées en zéro phyto depuis 2015 et un plan de fauche favorise les herbes hautes : de nombreuses plantes sauvages et locales profitent d’un cycle complet de végétation, dans des écosystèmes favorables à une grande variété d’insectes, dont raffole notre Tarier des prés !
Collectionnez les fiches faune & flore
L’équipe d’Entre voisins vous propose de découvrir tous les mois une espèce animale ou végétale présente dans les aéroports franciliens. Nous vous donnons la possibilité de les télécharger en cliquant sur le lien ci-dessous.
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