30/09/22 3 questions à

Aerowork, le portail d’opportunités professionnelles exhaustif et inclusif

Nouvelle plateforme digitale mettant en relation recruteurs des métiers de l’aéroport, services publics de l’emploi et candidats, le portail d’opportunités professionnelles Aerowork, cofondé par le Groupe ADP révolutionne le recrutement.

Un recrutement fondé sur le savoir-être des candidats, sans discrimination, pour les aider à trouver un métier qui leur correspond vraiment : telle est la promesse d’Aerowork, nouvelle plateforme conçue pour permettre à chaque candidat de trouver un poste.

Présentation avec sa présidente, Amélie Lummaux

Pouvez-vous nous présenter la marque Aerowork ?

C’est une nouvelle manière de travailler entre les employeurs de la plateforme aéroportuaire et les services publics de l’emploi pour s’adresser aux candidats en étant vraiment à l’écoute des besoins de la personne qui souhaite travailler dans les aéroports. Neuf entreprises se sont associées autour de cette marque commune : le Groupe ADP, le Groupe Europe Handling, GSF, City One, ICTS, le Groupe Atalian, le Groupe Samsic, Securitas Aviation France et Aviapartner. Elles représentent 35 établissements et 20 000 salariés en équivalent temps plein à Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly.  À Paris Charles de Gaulle, aux côtés des entreprises, Paris CDG Alliance et la Cité des métiers coordonnent la gestion des candidatures refusées et qualifiées par les entreprises pour créer une boucle vertueuse avec les services publics de l’emploi.

Quel est son objectif ?

Deux raisons ont motivé la création de cette plateforme. La première, c’est que l’on souhaitait davantage s’adresser aux populations de nos territoires. On est dans une situation paradoxale : nous sommes implantés dans des territoires qui connaissent un fort taux de chômage, mais on a énormément de métiers en tension pour lesquels nous ne parvenons pas à recruter. Aerowork permet de lever des barrières et de dire aux candidats que, peu importe leur niveau de qualification, nous sommes là pour les accompagner.

La deuxième raison, plus conjoncturelle, c’est que l’on a pu constater en reprise post-COVID que le trafic a redémarré très fort, et qu’il y avait des besoins d’emplois qui n’étaient pas pourvus en temps et en heure. Avec la plateforme, nous réunissons un vivier de candidats. Cela permet d’anticiper les prochaines étapes de recrutement.

« Nous sommes dans une situation paradoxale : nous sommes implantés dans des territoires qui connaissent un fort taux de chômage, mais il y a énormément de métiers en tension pour lesquels nous ne parvenons pas à recruter. »

Quelles sont ses principales innovations ?

C’est d’abord une mise en commun des employeurs qui unifient leurs fiches métiers et mutualisent une partie du sourcing. Cela permet aux candidats de postuler en un seul clic à toutes les offres d’emplois de toutes les entreprises qui offrent le même métier.

L’autre innovation, c’est que le candidat doit d’abord répondre à un questionnaire autour, non pas de sa qualification, mais de ce qu’il aime ou souhaite faire, afin de pouvoir ensuite lui proposer des métiers qui lui correspondent vraiment, dans une vraie démarche d’accompagnement. Enfin, la dernière innovation, c’est de le mettre en lien avec le service public de l’emploi, notamment la Cité des métiers du Grand Roissy – Le Bourget, si par exemple il lui manque une formation pour accéder au métier qu’il convoite.

Le message que l’on envoie au candidat, c’est que, quel que soit son niveau de qualification, quel que soit son bagage technique, on a une place pour lui à l’aéroport.

« Quel que soit son niveau de qualification, quel que soit son bagage technique, on a une place pour chaque candidat à l’aéroport. »

Quelles sont les différentes étapes du programme Aerowork ?

Dans un premier temps, le candidat répond en ligne à notre questionnaire de personnalité afin d’identifier ses attentes, ses qualités, etc… Ce qui est révolutionnaire, c’est que le candidat peut postuler auprès de plusieurs entreprises sans CV, ni photo. Ce qui est également novateur, c’est que notre démarche se fonde sur le savoir-être et l’appétence des candidats, pour proposer à chacun des métiers en conséquence. Nous proposons une mise en relation avec les entreprises qui répondent à la proposition de candidature sur la base de ces premières informations. Chaque entreprise s’engage à répondre dans les 72 heures. L’idée de la traçabilité, c’est de créer un lien avec le service public de l’orientation si l’entreprise identifie un besoin en formation pour le candidat, pour garantir à ce dernier que sa démarche aura une issue positive. Mais l’autre intérêt de la traçabilité, c’est la transformation structurelle du marché de l’emploi. Est-ce qu’aujourd’hui, quand on forme des gens du territoire, quand ils sortent du lycée ou d’un premier niveau de qualification, leur donne-t-on les bonnes briques pour être le plus employables possible ? On va travailler ensemble, en ayant une meilleure connaissance des prérequis des entreprises. Donc la traçabilité, c’est pour aider le candidat, mais aussi pour mieux travailler sur le long terme entre une population en recherche d’emplois et des métiers sous tension.

L’étape du recrutement reste de la responsabilité de l’employeur. Si le recrutement échoue, il doit en documenter les raisons. J’insiste : il y a bien la garantie d’une issue positive. Si le candidat est refusé dans sa démarche mais qu’il souhaite toujours travailler à l’aéroport, il est accompagné par la Cité des métiers du Grand Roissy.

« Ce qui est révolutionnaire, c’est que chaque candidat peut postuler auprès de plusieurs entreprises sans CV, ni photo. »

En quoi cette initiative peut-elle particulièrement intéresser les riverains ?

L’accompagnement vise justement à trouver un complément de formation dans le territoire pour  permettre aux candidats d’accéder à l’emploi aéroportuaire. Notre démarche s’adresse tout particulièrement aux populations qui vivent à proximité. En ayant ce vivier de candidatures, en ayant mis en commun les offres d’emplois, on peut renforcer les passerelles entre les entreprises. Une personne qui a déjà travaillé dans un métier à l’aéroport voit cette compétence valorisée pour accéder à un autre métier. On peut construire un parcours, qui s’inscrit dans la durée. Tout cela fait qu’Aerowork est particulièrement destiné aux populations locales, même si, bien sûr, les personnes habitant ailleurs en France sont les bienvenues.

« Notre démarche s’adresse tout particulièrement aux populations qui vivent à proximité. »

Vous avez organisé un premier forum de l’emploi avec Aerowork le 2 septembre dernier. Comment s’est-il déroulé ?

Aerowork n’est pas une plateforme spécialement dédiée à l’événementiel. Elle est accessible en temps réel, avec des offres publiées au fur et à mesure, et est vouée à s’inscrire dans la durée. Avec cet événement, nous avons cependant souhaité présenter notre démarche au plus grand nombre. Sans faire de communication préalable, 400 personnes sont venues pour se connecter, postuler, et passer un premier entretien, et 1500 candidatures ont été déposées sur 500 offres d’emplois. Une semaine après, 50 candidats étaient recrutés, et 150 sont engagées dans un processus de recrutement. L’accompagnement est destiné aux candidats refusés. Un deuxième rendez-vous a eu lieu le 23 septembre, et un autre aura lieu le 13 octobre.

500

postes étaient à pourvoir lors du premier forum de l’emploi d’Aerowork.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Idéalement, nous souhaitons pourvoir 100 % des besoins d’emplois de l’aéroport. D’ici à fin 2022, début 2023, nous visons les 5 000 candidats en vivier. L’idée sera aussi de présenter cette plateforme dans les différents forums d’emploi ou événements et d’expliquer qu’elle est actualisée et accessible à tout moment.

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